eclats-d-esperance

Une chanson qui nous rapproche...

De là-haut
 
 De ce temps-là, je n'entends plus ma voix
De ce temps-là, je ne guide plus mes pas
De ce temps-là, je sais que je vais mais ne marche pas.
Sans aucun repos, j'avance puisqu'il le faut

De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu m'entends ?

Désormais, s'il fait un peu plus frais
Ce n'est pas que le temps soit mauvais
Mais il est vrai que je me perds dans ce monde imparfait
Ni meilleur, ni plus laid
Mais juste un pâle reflet

De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ?
Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
Et s'ils te réconfortent, là où il t'emportent.

Je ne rêve qu'en noir et blanc
Mes souvenir se mêlent de sang
Et pourtant,
Je me lève pour faire semblant
De vivre comme un vivant

De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ?
Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
S'ils te réconfortent, là où ils t'emportent.
De là-haut.

 
Chanson de Thierry Amiel
 
 
 
Mon Amour,

Je t'aime si fort... Ces mots m'aggripent furieusement à toi, et je respire tes éclats de rires trop silencieux. C'est si dur sans toi pour me dire que ma présence ici à un sens. Le monde est un immense sanglot gris étouffé par l'artificiel où je te cherche sans te trouver, mon Artiste fils-ciel, mon oeuvre inachevée, ma souffrance infinie... Pourtant, il y a la vie, la joliesse des toutes petites choses qui font les grands sourires, le souffle tiède de ma certitude d'être heureuse d'être celle que je deviens. Tu me manques, même si j'aime rester ici, il me prend parfois l'envie de te toucher, de te sentir, et je hurle mon Amour dans l'empreinte des mots tracés à l'encre de tes yeux clos à jamais.
Et le coeur à nu, l'âme ouverte à l'espoir, poussée par la rage imputrécible de continuer, de chercher l'ivresse, je poursuis ma route. Fière de t'avoir mis au monde, ton prénom comme un étendard au bout de mon poing, j'existe et je sais qu'un jour je connaitrais l'indicible joie de donner la vie à un autre que toi sur lequel tu veilleras.
Je t'aime mon p'tit loulou "est-ce que tu me sens? Est-ce que tu m'entends?"

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