Face à l'éclampsie, je crois et je sais!
Comme un cri de guerre apache, cet adage résonne à l'intérieur de moi: "Face à toi, l'éclampsie, je me bats, avec mes armes: JE CROIS et J'APPRENDS. Ces remèdes ne se trouvent dans aucun livre de médecine, et, c'est certain, ils ne sont rien à eux seuls. Sans une surveillance stricte, même en croyant et en sachant, on court à l'horreur.
Mais cette façon de penser me rend plus difficilement perméable à tout ce qui peut m'apparaitre négatif, et donne à l'éclampsie le droit de prendre sa place. Car cette fois, il ne s'agit pas seulement de la maladie elle-même, mais aussi de tout ce qu'elle génère... La peur, le doute, l'envie de ne pas poursuivre...Il y a des moments où j'abdique, pourtant, l'idée qu'elle me vole ce que j'ai de plus cher me révolte, et je poursuis ma route. Je m'attache à apprendre à accepter l'idée universelle qu'on ne maitrise ni la mort ni la vie, et que l'un et l'autre sont intimement liés. On ne peut jouer les apprentis-sorciers divins. Par contre, je sais aussi qu'en la vie, il y a la mort, mais qu'en la mort, il ne peut y avoir de vie, puisqu'elle est elle même le sens de la "non-vie". C'est pourquoi je pense que la vie est la plus forte, et que l'équilibre naturel va en ce sens. Certes la mort est là, mais elle est là pour créer un equilibre et empêcher que la perennité du genre humain ne deviennent néfaste. Elle est là aussi pour rappeler, me rappeler combien la vie est précieuse. Et combien cette chance que j'ai de pouvoir la donner est unique.
Je veux croire en l'espoir. Je veux continuer de penser que j'ai droit au bonheur d'être la mère d'un enfant vivant. Je veux vivre, tout simplement...
Par Poussière de Lune, Samedi 31 Mars 2007 à 16:58 GMT+2 dans Donner une seconde fois la vie (article, RSS)






