Un texte tellement vrai ... J'avais envie de le partager avec vous ... Trop de gens nous ont fui, nous ont laissé, parce que la mort d'un enfant fait mal, dérange et blesse. Ce silence là, cette non-présence accentue la douleur, et cette atroce violence du vide qu'il nous faut affronter chaque jour.
Cette façon de nous laisser, elle est si injuste. Nous sommes comme deux enfants seuls sans caillou dans la poche pour retrouver notre chemin.S'il vous plait, ne croyez pas "qu'avec le temps, ça passera". Nous sommes parents d'un enfant mort à jamais.
La vie continue, mais ne nous oubliez pas ... Nous avons tant besoin de vous pour avancer et nous reconstruire.
Merci à ceux qui sont restés... Je vous aime fort ...
Supplique à notre famille, à nos amis.
1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :
* Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
* Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessé. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.
* Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits ou que vous lui avez faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
* Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.
* Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
* Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
* Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.
* Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.
* Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
* Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
* Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.
* Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?
* Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
Par Poussière de Lune, Samedi 14 Octobre 2006 à 16:14 GMT+2 dans Entre mère et ciel ... (article, RSS)
Vos commentaires
Le Lundi 16 Octobre 2006 à 18:31 GMT+2, par Blues
euh... v'z'avez pas d'copains ???
Ben moi, ch'veux bien être votre ami alors 
Le Dimanche 22 Octobre 2006 à 14:17 GMT+2, par fabela
Ttes mes excuses ; mais je ne sais pas comment t'envoyer mon commentaire.
juste un essai pour voir si j'ai bien fais ce qu'il fallait
Le Vendredi 3 Novembre 2006 à 11:48 GMT+2, par ADITI
c'est toujours quand on a le plus besoin des "amis" qu'ils s'éloignent, n'ayant pas le courage d'affronter la mort, tout simplement parce qu'ils en ont peur... Rien à voir avec ton expérience, mais lorsque ma mère, atteinte d'un cancer et étant en phase terminale, était chez nous, je l'ai gardée jusqu'à la fin... les voisins empêchaients leurs enfants de venir jouer chez nous avec ma fille qui avait 6 ans, par peur que cela ne s'attrape... j'ai vécu cette année là une telle solitude, plus personne ne venait à la maison, alors que quelques semaines plus tôt, (avant de savoir qu'elle allait mourir) tant de personnes venaient diner et autre...
Ils ont comme peur d'attraper la mort...
et puis, s'ils s'en vont c'est qu'ils n'étaient pas des amis... mieux vaut être seul que mal accompagné, c'est ma devise...
Je suis là pour qui veut... mais je n'attends rien
Courage à toi...
affectueusement
Aditi
Le Vendredi 3 Novembre 2006 à 14:45 GMT+2, par Poussière de Lune
Merci pour ton magnifique message, très personnel, qui m'a beaucoup touchée.
Heureusement, quelques uns sont restés... Mais aujourd'hui, moi non plus, je n'attends plus personne.
Encore merci Aditi, et plein de courage...
Le Mercredi 19 Septembre 2007 à 16:00 GMT+2, par Mélilove
Bonjour,
notre merveilleuse fille Mélissa de 16 ans est décédée lsubitement e 10 avril dernier d'un arrêt cardiaque. Je me sens si malheureuse et en lisant vos lignes je me rends compte à quel point notre chemin sera long et sans réelle issue. Chacun de vos mots résonnent en écho avec mes propres pensées, c'est comme si vous êtiez dans mon esprit et dans mon coeur. Cette souffrance est intolérable, mais merci d'avoir mis des mots sur cette situation si dure à vivre.
Le Lundi 26 Novembre 2007 à 19:11 GMT+2, par plus de vie
voila 2 ans que non fils et décède et le plus dure et de faire la fort ,car nôtre souffrance nul la qu'aux née . je vie avec pour le petit dernier il y a des moment ,ou jirai bien le rejoindre. le regard des gent de la famille comme sil ne nous connaissez plu . un jour une amie ma dit cela fait une année sa va allée nient .qui son til pour mesure la perte d'un enfant 2 ans et je soufre toujours autant alors prend courage fait de ton mieux et sur tout ne baisse pas les bras je t'embrasse
Le Dimanche 8 Juin 2008 à 23:44 GMT+2, par melindadu44
voila jsui une jeune fi de 19an g perdu ma seur de 21an et mn neveu de 10moi dans un acciden de voitur ma mer est tjr resté seule jcroi kel na toujour pa surmonté cete épreuve mm aprè 8an el a persone a ki se confié et jcroi kel en a besoin voila sinon pr sensibilisé le jeune a la sécurité routière jfai une vidéo et pr sa g besoin de foto dacciden si vs en avé envoyé lé moi a [SPAM: proposer son adresse aux robots collecteurs est imprudent]
si vs souhaité parlé un pe a ma mere envoié un message a cete adress jvou remercie
Le Lundi 7 Juillet 2008 à 15:38 GMT+2, par Poussière de Lune
Je vous remercie d'avoir lu mon histoire, et je compatis à votre douleur et celle de votre famille...
Mais je ne comprends pas votre intervention sur mon blog... Je ne peux pas vous aider, malheureusement... Je vous souhaite de trouver la paix interieure, bon courage
Affectueusement
Le Lundi 11 Aout 2008 à 18:26 GMT+2, par MJ
MERCI JE PEUX METTRE DES MOTS SUR MA SOUFRANCE JE N ARRIVAIS PAS A METTRE DE L ORDRE DANS MA TETE JE CROYAIS ETRE FOLLE MAIS UNE CHOSE EST SURE CE MAL QUI NOUS RONGE EST INGUERISSABLE
Le Lundi 11 Aout 2008 à 18:34 GMT+2, par Poussière de Lune
Chèr(e) MJ... Je suis heureuse que ces quelques simples mots aient pu vous apaiser un peu. Certes, on ne guérit jamais de la mort de son enfant MAIS un jour, la lumière revient, et je vous en fait la promesse, l'esperance et l'envie de vivre renaissent. Laissez-vous le temps et le droit de pleurer votre petit, parlez de lui si cela vous aide, n'en déplaisent à ceux autour de vous qui "feront l'autruche", parce que c'est plus facile... Maintenez en votre coeur ce merveilleux lien qui vous unit. N'oubliez jamais: Vous êtes un parent, sa maman, et cela, personne ne pourra vous le voler.... Bien affectueusement, prenez soin de vous!
Le Dimanche 19 Avril 2009 à 16:22 GMT+2, par fabie
bonjour a vous je viens de vous lire quel courrage , j ai moi aussi perdu l un de mes enfants a l aube de ces 18 ans accidentellement. j ai la haine la rage je ne peut et ne veut y croire j ai mal je souffre j ai le coeur et le corps qui saigne et suis oi aussi seule . il me reste trois enfants qui souffrent eux aussi et que je ne c comment aidee svp aidee moi . conseiller moi je suis dans le nean je suis perdue .je suis agees de 45 ans il me reste un fils de 24 ans une fille de 19 ans et un garcon de 9 ans j essaye de survivre pour eux . merci a vous
Le Dimanche 19 Avril 2009 à 17:50 GMT+2, par Poussière de Lune
Chère Fabie, votre témoignage me touche infiniment. Merci de m'avoir ecrit votre douleur... Afin de trouver du soutien, vous pouvez contacter l'association "Jonathan pierre vivante", vous y trouverez je l'espère ecoute, échange et soutien. On ne guérit jamais, mais un jour, l'espoir revient... N'hésitez pas à m'écrire, en cliquant sur l'enveloppe tout en bas du blog...
Je vous embrasse fort, fabie
Le Lundi 31 Aout 2009 à 17:50 GMT+2, par ghis
je viens de perdre ma fille de 19 ans ,au nom si superbe de Calypso... elle aurait dû avoir une vie pleine d'aventures et de découvertes avec un tel prénom...en fait, elle n'a,depuis sa naissance, connu que l'hôpital, les centres spécialisés, les opérations, les tubes , les tuyaux, les piqûres. Quel désastre ! Son dernier mot a été "maman" avant d'être plongée définitivement dans un coma artificiel...ce n'est pas une mort soudaine, c'est une longue agonie de 19 ans . Nous avons perdu tout notre entourage tout de suite après sa naissance. Nous n'avons jamais connu de soutien d'aucune sorte, nous avons élevé cette enfant tous seuls, seuls au monde, et nous l'avons aimée, oh, comme nous l'avons aimée !!!! et nous serons encore seuls au monde jusqu'au bout , je le crois...
Le Lundi 31 Aout 2009 à 17:59 GMT+2, par Poussière de Lune
Chère Ghislaine... Je suis profondément touchée par votre histoire. Etre les parents d'un enfant décédé, c'est être different, hors des normes sociales. Personne ne comprend une telle douleur,, et personne ne veut la comprendre, elle fait trop mal.
Mais, je vous assure que vous n'êtes pas seuls. Calypso veille sur vous. Je me permets de vous embrasser bien fort. N'hesitez pas à m'écrire en cliquant sur l'enveloppe au bas du blog si vous le souhaitez.
Courage...